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Loi 25 : 7 choses que votre site web doit afficher pour être conforme au Québec

8 oct.
7 min de lecture

La Loi 25 n’est plus une nouveauté à surveiller « un jour ». En 2026, ses principales obligations sont bien en vigueur.

Pour les organismes du secteur privé — PME, OBNL, cliniques privées, commerces — le site web est souvent le premier endroit où des renseignements personnels sont recueillis.

Et dans le contexte de cet article, le titre doit se comprendre au sens large : afficher ET respecter. Autrement dit, il ne s’agit pas seulement de publier des informations sur le site, mais aussi de configurer certains mécanismes et réglages de manière conforme.

On pense notamment à :

  • Nom et prénom

  • Adresse courriel

  • Numéro de téléphone

  • Adresse

  • Informations de facturation

  • Messages transmis par formulaire

  • Données de navigation

  • Préférences et comportements en ligne

Votre site recueille des données? La conformité web commence là. 🚀

Important : cet article présente de l’information générale et des bonnes pratiques liées au site web. Il ne constitue pas un avis juridique personnalisé. Selon votre situation, une validation avec un juriste ou une personne spécialisée en protection des renseignements personnels peut être nécessaire, particulièrement dans les cas plus complexes.

Voici les 7 éléments à afficher ou à respecter concrètement.

1. UNE POLITIQUE DE CONFIDENTIALITÉ CLAIRE ET FACILE À TROUVER

C’est la base.

Si une organisation recueille des renseignements personnels par un moyen technologique, elle doit publier une politique de confidentialité en termes simples et clairs. Cette politique doit être accessible sur le site, idéalement depuis le pied de page de toutes les pages.

Pas de lien caché. Pas de document incompréhensible. Pas de texte générique copié-collé.

La politique devrait expliquer notamment :

  • Quels renseignements sont recueillis

  • Pourquoi ils sont recueillis

  • Comment ils sont recueillis : formulaire, témoins, analytique, infolettre, clavardage

  • Qui peut y accéder

  • Quels fournisseurs ou tiers peuvent les recevoir

  • Si des données sont communiquées à l’extérieur du Québec

  • Combien de temps les renseignements sont conservés

  • Comment exercer les droits d’accès ou de rectification

  • Comment retirer son consentement

  • Comment communiquer avec le responsable de la protection des renseignements personnels

La loi exige aussi que la politique soit maintenue à jour. Si les outils changent — Google Analytics, Meta Pixel, CRM, logiciel de réservation ou plateforme d’infolettre — elle devrait être révisée. Elle exige également d’aviser les personnes de toute modification qui y est apportée.

2. LE NOM ET LES COORDONNÉES DU RESPONSABLE

Chaque entreprise est responsable des renseignements personnels qu’elle détient.

La personne ayant la plus haute autorité dans l’organisation exerce généralement cette fonction, sauf si elle a délégué par écrit le rôle à une autre personne.

La loi impose de publier :

  • Le titre du responsable

  • Ses coordonnées ou un autre moyen de communication permettant de le joindre

Le nom peut aussi être ajouté, mais il n’est pas requis si l’organisation choisit plutôt de publier clairement le titre et les coordonnées.

Un simple lien vers une boîte courriel générique peut parfois manquer de précision. Le visiteur doit comprendre à qui s’adresser et pourquoi.

Exemple de bloc à prévoir dans une politique ou une page de confidentialité :

Responsable de la protection des renseignements personnels Pour toute question ou demande concernant vos renseignements personnels, communiquez avec [titre] à [adresse courriel].

Ce petit bloc crée un vrai point de contact. Il démontre aussi que la protection des données appartient à une personne identifiée — pas à une abstraction.

3. DES FORMULAIRES TRANSPARENTS ET LIMITÉS À L’ESSENTIEL

Un formulaire web n’est jamais « juste un formulaire ».

Chaque champ demandé doit avoir une raison. Plus vous recueillez de renseignements, plus vous devez pouvoir expliquer leur nécessité.

Avant ou au moment de remplir un formulaire, l’utilisateur devrait comprendre :

  • La finalité de la collecte

  • Les champs obligatoires et facultatifs

  • Les conséquences d’un refus

  • Les personnes ou catégories de fournisseurs qui pourraient recevoir les données

  • La possibilité d’une communication hors Québec, si applicable

  • La façon d’exercer ses droits

Un formulaire de demande de soumission a-t-il vraiment besoin de la date de naissance? Une demande de contact nécessite-t-elle une adresse complète? Une inscription à une infolettre exige-t-elle un numéro de téléphone?

Collecter moins. Expliquer mieux. Protéger davantage.

Une conception de site web professionnel intègre cette réflexion dès l’architecture des pages. Une refonte de site internet est également le moment idéal pour retirer les champs inutiles, revoir les mentions et simplifier l’expérience.

Interface web présentant un formulaire, une politique de confidentialité et des éléments de sécurité des données

4. UNE BANNIÈRE DE TÉMOINS ET UN CONSENTEMENT RÉEL

Les témoins — ou cookies — ne sont pas tous identiques.

Certains sont nécessaires au fonctionnement du site. D’autres servent à mesurer les visites, personnaliser l’expérience, suivre les conversions ou diffuser de la publicité.

La Loi 25 ne crée pas un régime européen de consentement préalable pour tout témoin non essentiel. En revanche, pour les technologies qui permettent d’identifier, de localiser ou de profiler une personne, elle exige d’informer au préalable et d’offrir les moyens d’activer ces fonctions. Autrement dit, ces fonctions ne devraient pas être activées par défaut.

Dans ce cadre, il est utile de distinguer :

  • Les témoins strictement nécessaires au fonctionnement, généralement exemptés

  • Les technologies d’identification, de localisation ou de profilage, qui exigent une information préalable et un mécanisme permettant à la personne d’activer ces fonctions

  • Le consentement, lorsqu’il est requis, qui doit respecter les critères de validité : manifeste, libre, éclairé, donné à des fins précises et présenté distinctement

Comme bonnes pratiques web, il est souvent pertinent de prévoir :

  • Une information claire sur les catégories de témoins et technologies utilisées

  • Une explication simple de leurs finalités

  • Une bannière ou une interface de choix équilibrée

  • Un moyen simple de modifier ou retirer un choix

  • L’absence d’activation automatique des fonctions d’identification, de localisation ou de profilage avant l’action de la personne, selon votre configuration, à valider avec votre juriste

  • Un inventaire réel des outils d’analytique, de publicité, de remarketing ou de suivi des conversions, puis une configuration cohérente

Attention : une bannière qui affiche uniquement « Accepter » n’est pas nécessairement une expérience de choix équilibrée. Un lien gris pâle intitulé « Gérer mes préférences », caché au bas de l’écran, peut aussi manquer de clarté.

Le reste relève souvent de la mise en œuvre concrète du site. Bref : informer clairement, configurer avec cohérence, et valider selon le contexte.

Bannière de préférences de témoins sur une interface web moderne, avec contrôles de consentement et protection des données

5. UNE FAÇON SIMPLE D’EXERCER SES DROITS

La conformité ne se limite pas à informer. Elle consiste aussi à permettre aux personnes d’agir.

Le site peut orienter clairement les visiteurs qui souhaitent :

  • Accéder à leurs renseignements

  • Corriger une information inexacte

  • Retirer leur consentement

  • Demander la cessation de certaines communications

  • Poser une question sur l’utilisation de leurs données

  • Déposer une plainte

  • Dans certains cas, demander la portabilité ou la désindexation de renseignements

La portabilité est en vigueur depuis le 22 septembre 2024. Elle vise les renseignements personnels informatisés recueillis auprès de la personne, dans un format technologique structuré et couramment utilisé. La désindexation, pour sa part, est encadrée et ne s’applique pas sans conditions.

Ces instructions peuvent se trouver dans la politique de confidentialité. Elles doivent toutefois être compréhensibles et faciles à suivre.

Évitez les formulations vagues comme :

Pour toute question, communiquez avec nous.

Préférez une instruction précise :

Pour demander l’accès à vos renseignements personnels ou leur rectification, écrivez à [courriel]. Indiquez l’objet de votre demande et les informations nécessaires pour nous permettre de vous répondre.

Une bonne expérience de confidentialité ressemble à une bonne expérience utilisateur : claire, directe, humaine.

6. LA CONFIDENTIALITÉ PAR DÉFAUT ET LA COLLECTE MINIMALE

La confidentialité doit être intégrée dans la conception — pas ajoutée à la dernière minute.

La Loi 25 met de l’avant un niveau élevé de confidentialité par défaut pour les produits et services technologiques destinés au public. Pour un site web, cela peut se traduire par des décisions très concrètes touchant les réglages par défaut du site et des comptes :

  • Réduire le nombre de champs obligatoires

  • Ne pas demander de renseignements inutiles

  • Limiter les accès internes aux données

  • Sécuriser les formulaires et les comptes utilisateurs

  • Prévoir des durées de conservation cohérentes plutôt qu’une conservation indéfinie

  • Configurer les outils tiers avec les paramètres de confidentialité appropriés

Ici, l’idée n’est pas de viser les témoins de connexion, que la règle de confidentialité par défaut exclut expressément, mais bien les paramètres initiaux du service, des comptes et de la collecte. Selon votre configuration, certains réglages devraient être validés avec votre juriste.

La sécurité technique compte aussi : certificat SSL, mises à jour, contrôles d’accès, mots de passe robustes, sauvegardes et surveillance des intégrations.

Un site rapide et beau, c’est bien. Un site qui respecte ses visiteurs, c’est essentiel.

7. UNE GOUVERNANCE COHÉRENTE DERRIÈRE LE SITE

Le site web n’est que la partie visible de votre gestion des données.

Derrière un formulaire, il y a souvent :

  • Une boîte courriel

  • Un CRM

  • Une plateforme d’infolettre

  • Un outil de prise de rendez-vous

  • Un hébergeur

  • Des outils d’analytique

  • Des fournisseurs situés à l’extérieur du Québec

Votre organisation doit savoir ce qui arrive aux données après leur collecte.

La Loi 25 prévoit notamment des obligations liées à la gouvernance, à la conservation, à la destruction, aux fournisseurs, aux communications hors Québec, aux évaluations des facteurs relatifs à la vie privée et aux incidents de confidentialité.

Une refonte complète ou le développement d’une nouvelle plateforme impliquant des renseignements personnels peut donc nécessiter une réflexion plus large qu’un simple changement de design.

Avant de mettre un nouveau site en ligne, posez ces questions :

  1. Quelles données sont recueillies?

  2. Où sont-elles stockées?

  3. Qui y a accès?

  4. Quels fournisseurs les traitent?

  5. Combien de temps sont-elles conservées?

  6. Que faisons-nous en cas d’incident?

  7. Notre politique reflète-t-elle réellement nos outils?

Composition de cartes d’interfaces web inclinées illustrant une plateforme numérique moderne et structurée

VOTRE CHECKLIST LOI 25 POUR LE SITE WEB ✅

Avant de publier ou de refondre un site, il peut être utile de vérifier la présence de ces éléments :

  • Politique de confidentialité accessible

  • Coordonnées du responsable de la protection des renseignements personnels

  • Mentions claires sur les formulaires

  • Consentement distinct et compréhensible, lorsque requis

  • Gestion cohérente des témoins et traceurs

  • Processus pour exercer les droits

  • Collecte limitée aux renseignements nécessaires

  • Paramètres de confidentialité appropriés

  • Sécurité des données et des intégrations

  • Procédure de gestion des incidents

  • Validation des fournisseurs et des transferts hors Québec

Rappel : cet article est informatif et ne remplace pas un avis juridique adapté à votre situation.

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La conformité commence souvent par une conversation.

Chez WeWix, nous concevons des plateformes numériques performantes pour les PME et organisations du Québec. Notre rôle n’est pas de remplacer un juriste. Notre rôle est de traduire les exigences web en actions concrètes : architecture, formulaires, pages de confidentialité, intégrations, expérience utilisateur et configuration technique.

Nous sommes une agence web à Montréal et un partenaire Wix certifié. Nous combinons stratégie, conception de site web professionnel, développement, SEO et accompagnement humain.

Pour une création ou une refonte de site internet :

Votre site doit informer. Protéger. Connecter. Convertir.

On le construit ensemble. 🚀

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